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En route pour un tour du monde culinaire




Regonflés à bloc après un “Dream Apéro”, Laureline van der Wielen et son mari, Maxime Coevoet, décident d’entreprendre un voyage d’un an autour du monde sur le thème de la cuisine.


Laureline van der Wielen, 29 ans, et Maxime Coevoet, 32 ans, tous deux d’origine française, habitent Bruxelles depuis qu’ils sont tout petits. Un jour, en 2010, le couple sent poindre une envie irrésistible de changement, de grand chamboulement dans leur vie. “Qui n’a pas un jour rêvé de faire une pause, de dire non à cette vie de surconsommation, où l’on court toujours plus vite et sans jamais s’arrêter ? Ras le bol de ce rythme infernal, de ces contraintes : métro, boulot, dodo…” Le duo prend le temps de s’interroger sur ce qu’il souhaite vraiment : “Nous avions besoin de respirer, de nous retrouver à deux, de revenir à l’essentiel et, surtout, de sortir de notre bulle européenne pour ouvrir les yeux sur le monde.” Le projet était né : “Partir dix mois à deux avec nos sacs à dos autour du monde !” Plus facile à dire qu’à concrétiser… Les conséquences d’une telle décision sont nombreuses : “D émissionner de son boulot, s’éloigner de la famille, des amis, aller vers l’inconnu… Tout cela n’est pas évident.” Elle est logopède dans l’enseignement spécialisé, il est ingénieur en radiologie à Saint-Luc. Ils optent pour une interruption de carrière de 1 an.


Un “Dream Apéro” bienvenu !
Les critiques des proches fusent. Laureline et Maxime Coevoet ne comptent plus les fois où on leur a tiré les oreilles. “C’est un chouette rêve, mais vous ne vous rendez pas compte que c’est utopique ?”, leur demandait-on. Ou encore : “Jeter tout cet argent par la fenêtre, c’est ridicule ! Après cela, vous allez vous retrouver sans boulot, en pleine crise !” Les obstacles ont été légion et de tous genres, “Et c’est vrai que, plus d’une fois, on a failli tout laisser tomber en se disant que cela resterait un beau rêve.” Mais la machine est définitivement relancée lors d’un Dream Apéro, en mai 2010, sur le thème du voyage. “Quelle bouffée d’oxygène de se retrouver avec des personnes qui rêvent et qui y croient ! Nous avons également eu des échanges avec des personnes qui avaient déjà fait ce même type d’expérience.” Après cet épisode, tout a semblé à nouveau possible : “On ne voyait plus les obstacles, on n’entendait plus les remarques, on s’est juste dit qu’il fallait foncer, oser et que, nous aussi, on pouvait y arriver.”


“Assieds-toi et dîne”
Pourquoi avoir choisi la cuisine comme fil conducteur de leur voyage ? Pour répondre, le couple cite un proverbe sibérien : “A celui qui frappe à la porte, on ne demande pas : qui es-tu ? On lui dit : assieds-toi et dîne.” En d’autres termes, selon eux, la cuisine est apparue comme un excellent moyen de briser la glace et d’établir de nouvelles relations. “Nous voulions aller à la rencontre des habitants, non pas comme des touristes de passage, qui ont leur téléobjectif greffé à la main, mais avec l’envie de partager.”
Londres, Afrique du Sud, Madagascar, Indonésie, Vietnam, Laos, Cambodge, Birmanie, Nouvelle-Zélande, les Iles Cook, Etats-Unis, Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, d’août 2010 à juin 2011, les escales se multiplient. “Tout au long de notre route, nous rentrions dans les petites gargotes, demandant de pouvoir cuisiner, avec les locaux, le plat que l’on voulait manger. Que de fous rires et de moments de complicité, quelle fierté dans leurs yeux quand ils voyaient notre émerveillement face aux saveurs qu’ils nous faisaient découvrir !”
Toutes ces saveurs, Laureline et Maxime Coevoet ont décidé de les partager à leur retour en Belgique : “Nous comptons rédiger un ouvrage culinaire avec toutes les recettes récoltées au cours de notre périple.” Et, un jour, “nous repartirons certainement faire un tour du monde, mais avec nos enfants cette fois.”


N.R.

IIfaty, au sud de Madagascar. Plus d’infos : www.coevoet.net (le blog du couple). ©DR