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Bruxellois du bout du monde / Anne-Marie et Gérald


Le tour du monde en bateau d’Anne-Marie et Gérald



Anne-Marie était médecin et Gérald avait une société de développement Internet qui a été rachetée par une société américaine en 1999. Après avoir beaucoup sillonné la Méditerranée, puis les Antilles, ils sont partis faire un tour du monde en 2004.

CV EXPRESS
www.coolgerald.com.
Pourquoi avez-vous décidé de faire le tour du monde?
Au moment du rachat de la société de Gérald, nous étions tous deux encore relativement jeunes (dans la cinquantaine) et en bonne santé. Le bateau est notre loisir préféré depuis près de 20 ans. Nous avons décidé de nous y consacrer totalement.

Pourquoi en bateau?
Lorsque l'on a tout le temps, c'est de loin la façon la plus agréable de voyager. Pas de feux rouges, pas de bagages à porter, pas de queues, mais un très grand sentiment de liberté. Nous jetons l'ancre dans une petite crique déserte, inaccessible de la terre, y restons aussi longtemps que nous le souhaitons, tout en dormant dans notre propre lit ! Enfin, nous avons un contact bien plus intime avec les populations locales. Nous adorons les longues traversées (18 jours des Galapagos aux Marquises, par exemple). C'est l'occasion de lire, d'écouter de la musique, d'observer la faune marine. On avance en silence, poussé par le vent.

Quel est votre itinéraire?
Il est représenté de façon graphique sur notre site. Cliquez Itinéraire dans le cadre de gauche. Nous sommes d'abord partis pour un voyage d'essai de notre bateau actuel en mer Baltique, jusqu'à St-Petersbourg et retour à Nieuport. Maintenant, nous sommes à Brisbane et visitons l'Australie et la Nouvelle-Zélande par la terre. C'est la saison des cyclones. Pas question de naviguer avant mai!

Comment s'organise-t-on sur un bateau?
Il faut tout prévoir seuls, sans agence de voyages pour une excursion ! Il faut choisir son itinéraire, surveiller la météo, faire des provisions pour plusieurs semaines. La nuit, en mer, nous nous relayons pour faire des gardes pour ne pas risquer de croiser un autre bateau, quoiqu'il nous est arrivé de ne voir personne pendant une semaine!

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le bateau?
Dans la plupart des pays, l'accueil est excellent. Un des plus chaleureux fut la Colombie. Dans le Pacifique, où la plupart des îles sont très pauvres, il est parfois difficile de faire des provisions décentes, mais les habitants y sont très accueillants. On reçoit beaucoup des personnes qui ont peu!

Qu'est-ce qui vous a frappé en emménageant sur votre bateau?
A part la voile, c’est la diversité et la complexité des différentes disciplines techniques à maîtriser. Chemin faisant, Gérald a appris à faire lui-même l'entretien du moteur et d'une foule d'équipements.

Rencontrez-vous beaucoup de personnes avec le même projet ?
Oui! Il y a en moyenne quelque 500 bateaux qui traversent le Pacifique Sud d'Est en Ouest chaque année. Il est très facile de lier connaissance. On a toujours un tas de choses à se raconter, à échanger. Il n'est jamais question de niveau social, de ce que l'on a fait par le passé, de la langue que l'on parle… L'important, c'est d'avoir la même passion. Si l'on a un problème quelconque, l'assistance sera immédiate et désintéressée.

Qu'est-ce qui vous manque le plus de Bruxelles ?
Sans doute le grand choix de nourriture, de restaurants, de distractions, du sentiment de se trouver dans une ville avec un long passé. Ici, en Australie, on s'émerveille devant une maison de 100 ans.

Une petite anecdote ?
Aux Galapagos, nous étions à l'ancre dans une baie. Là, les animaux n'ont pas de prédateurs et donc pas peur de l'homme. Le lendemain de notre arrivée, un lion de mer s'est confortablement installé sur notre plate-forme de bain! Il fut même rejoint par un ami.

Comptez-vous rentrer un jour à Bruxelles ?
Nous avons notre grand fils en Belgique, de la famille et de nombreux amis. Nous rentrerons sans doute un jour à Bruxelles, mais nous n'abandonnerons pas pour autant la navigation.

LDO
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