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Quelle est votre fonction dans ce pays ? Je m'occupe de la mission diplomatique, tout ce qui concerne les contacts avec les gouvernements, les autorités locales et la communauté diplomatique de Chisinau, la Capitale. Je suis responsable également du développement du business de la BERD. J'entre en contact avec le monde des investisseurs étrangers ou moldaves. Et enfin, je gère l'équipe du bureau.
Pourquoi êtes-vous parti ? Par goût d'aventure sûrement, et puis ça faisait presque 6 ans que je travaillais en Europe de l'Est pour la BERD, sans y avoir habité. Je voulais renouer avec mes ambitions d'une carrière diplomatique.
Y a-t-il beaucoup d'autres Bruxellois ? Rencontrez-vous beaucoup d'expats ? Dans quels secteurs travaillent-ils principalement ? Il y a 25 investisseurs belges en Moldavie, dont 4 y sont résidents. La communauté internationale est très petite et rassemble essentiellement des diplomates, des représentants d'ONG, des investisseurs italiens, turcs... C'est un pays très pauvre. La Moldavie dépend énormément de l'agriculture et est potentiellement intéressante pour les investisseurs qui s'y intéressent. Par ailleurs, la main d'oeuvre est très qualifiée et souvent multilingue. Mais elle arrive difficilement à attirer de grosses industries. Ce problème est renforcé par la Transnistrie, une région communiste sous le pouvoir militaire, qui revendique son indépendance et où sont installées les principales industries.
Quelles sont les activités qu'on ne trouve pas en Belgique que vous faites ? Il n'y a pas la même vie culturelle, pas la même panoplie d'activités, mais si tu es prêt à t'adapter, il y a moyen de faire beaucoup de choses. Vivre à l'étranger permet de se recentrer sur soi-même. On se disperse moins et je fais des choses qui m'intéressent vraiment. Je suis des cours de langues tous les jours, des cours d'équitation avec des professeurs internationaux... Ce que je ne pourrais sans doute pas faire en travaillant en Belgique.
Quel endroit particulier vous manque le plus de Bruxelles ? Les étangs d'Ixelles et la Manufacture.
Qu'est-ce qui vous a frappé en arrivant en Moldavie ? L'hospitalité des gens, le vrai sens de l'accueil sans arrière-pensée.
Une petite anecdote amusante sur le pays ? La Moldavie est un pays dont la langue officielle est le moldave, identique au roumain. Après un voyage du premier ministre en Roumanie, je lui ai demandé en quelle langue on lui répondait. Il m'a répondu que ses interlocuteurs étaient polyglotes...
Comptez-vous rentrer un jour à Bruxelles ? Oui, j'aimerais y terminer ma carrière. J'y garde d'ailleurs un pied-à-terre.
LAURE D'OULTREMONT
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