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Dossier


La Tribune des quartiers : un châtelain royal

Le quartier du Châtelain et ses environs

Du musée Horta au parc Tenbosch

Elle a failli être rasée mais aujourd'hui elle rayonne à nouveau sur tout le quartier du Châtelain. Après près de 10 ans de fermeture, l'église de la Sainte-Trinité dont la façade baroque s'élevait à la place de Brouckère avant les grands travaux d'aménagement des boulevards du centre a été rouverte au public en 2005. Elle est située dans le prolongement de la rue du Bailli, l'artère commerçante du quartier « Bailli village », récemment rénovée. D'autres rues portent le nom de fonctions médiévales: Châtelain, Magistrat et Tabellion (il s'agissait de l'officier public qui remplissait les fonctions de notaire).

Balade Art nouveau

Le quartier du Châtelain et ses environs ont été aménagés à la fin du XIXe siècle alors que l'avenue Louise située à proximité, avait été tracée en 1864. La place fut élargie en 1903. Ce qui caractérisait le quartier dès le début du XIXe, c'est l'artisanat de la carrosserie qui s'expliquait par la proximité du bois de la Cambre et de la forêt de Soignes. Ensuite, l'activité principale fut liée à la construction automobile. De nombreux concessionnaires y avaient pignon sur rue. Nombreux étaient dans le quartier les garages et ateliers. Ainsi, la Compagnie belge automobile dirigée par les frères Victor et Alfred Goldschmidt, avait ses quartiers dans un atelier située au n°18 de la place du Châtelain. Encore aujourd'hui, l'entreprise D'Ieteren, établie en 1805, est présente rue du Mail.

Le quartier est aussi une véritable mine d'or pour tous les amoureux de patrimoine. Il suffit de lever la tête pour admirer ces maisons bourgeoises du XIXe aux façades souvent étroites. Il y a bien évidemment la maison personnelle de Victor Horta, rue Américaine, devenue un musée. Dans la même rue, se trouve l'ancienne maison (et atelier) du peintre Paul Mahieu construite en 1905 par Emile Lambot. Toujours rue Américaine, à l'angle de celle-ci et de la rue des Mélèzes, c'est une des premières réalisations d'Adrien Blomme qui s'offre à vos yeux. Le chantre de l'Art Déco la fit construire en 1908 et y habita personnellement. Citons encore l'hôtel Ciamberlani, rue Defacqz. Construite en 1897 par Paul Hankar pour ce peintre symboliste, la maison dont la largeur de façade atteint les 11 mètres a été modifiée à la fin des années vingt par... Adrien Blomme. Sa signature se retrouve notamment dans la peinture argentée des portes dans la pièce du deuxième étage, la verrière qui surplombe la cage d'escalier et surtout dans la façade arrière Art déco très géométrique. La façade et ses sgraffites magnifiques signés Adolphe Crespin viennent d'être restaurés. La maison personnelle de Paul Hankar se situe également rue Defacqz au n°71. La liste de maisons remarquables pourrait continuer...

Enfin, il serait dommage de ne pas se promener dans le joli petit parc Tenbosch. Un coeur vert de 3 hectares délimité par les rues des Mélèzes, Hector Denis et la chaussée de Vleurgat. Hêtres, châtaigniers mais aussi laurier de Californie et tilleul de Mongolie sont quelques-uns des specimens qui peuplent ce coin vert en plein coeur de la ville. Le rendez-vous idéal pour les amoureux!



Un îlot dans la ville

C'est un lieu commun: la commune d'Ixelles est composée de mutliples quartiers où il fait bon vivre. Celui du Châtelain compris entre l'avenue Louise et la chaussée de Waterloo est certainement l'un de ceux-là, avec la touche « tendance » en plus.
Pour beaucoup, le quartier, ce sont ses restos aux cuisines multiples et diversifiées, ses terrasses de cafés, ses boutiques de fringues, son marché hebdomadaire, ses librairies, ses façades Art Nouveau.... Au fil des ans, ce coin d'Ixelles est devenu l'un des endroits les plus branchés de la capitale. Il s'est un peu trop embourgeoisé, diront certains. N'empêche, il y règne une ambiance et une atmosphère agréable qui n'est pas sans rappeler certains quartiers de Paris la belle.

Le quartier, c'est d'abord une place arborée, la place du Châtelain, bordée de restaurants (Le Fellini), de cafés (Le Châtelain), de magasins de décos (Il était une fois), d'un fleuriste... et même d'une salle de gym où venait s'entraîner un certain Jean-Claude van Damme, notre Bernard-Henri Lévy national.

Mais, c'est aussi la rue du Bailli, une artère commerçante où l'on trouve de tout. Des cafés tels The Bank, l'Irish pub installé dans une ancienne banque, le Passiflore en face de l'église de la Sainte-Trinité ou encore l'indémodable Supra-Bailli, des vêtements comme l'enseigne Dod qui se décline en 6 magasins, Bonzaï ou encore Men's world Fashion, des bijoutiers, etc.

Animé, européen et cosmopolite

Le coin du Châtelain s'anime particulièrement les soirs d'été quand attablés aux nombreuses terrasses, ceux qui y travaillent côtoient ceux qui y vivent. Comme beaucoup de Bruxellois, Gauthier connaît le quartier depuis longtemps, mais depuis qu'il y travaille, il y découvre un aspect extrêmement convivial. « Je venais souvent à la place du Châtelain le mercredi, jour du marché, pour faire la fête, explique cet avocat dont le bureau « Link » est installé sur la jolie place Albert Leemans. Mais depuis que je travaille au coeur de ce quartier, je lui découvre une véritable âme qui va à l'encontre de son image un peu snob. Pour moi, c'est un endroit où il fait bon travailler mais aussi où il fait bon vivre ». Ce qu'aime particulièrement cet amateur de bonne chère, c'est la présence de nombreux restaurants. « Il y a ici tous les types de cuisine. Mais j'ai des coups de coeur: le restaurant ivoirien L'Ebrié, le grec Feta Vie et le thaïlandais Chin Chin Thaï. »

Nicolas travaille dans le quartier et y a habité pendant un an. C'était en 2001. « J'étais alors étudiant et j'habitais rue Simonis, se souvient-il avec bonheur. Ce que j'adorais? Les cafés bien sûr et l'ambiance qui y régnait. Ce que j'appréciais également, c'est le nombre important de commerces de proximité. On peut totalement y vivre en autarcie ».

"Ceux qui habitent ici ne changeraient pour rien au monde, ajoute Priscilla, une jeune femme qui habite le quartier depuis plusieurs années. A la fois animé, cosmopolite, européen, jeune et branché,  c'est ici qu'ils veulent vivre, pour ce merveilleux condensé de cultures et de talents. A quelques pas du centre ville, on est agréablement surpris par la tranquillité joyeuse de ces rues au charme presque champêtre lorsqu'on flâne dans le quartier. Pas étonnant non plus que les créateurs bruxellois aient ressenti pour ce mélange très bruxellois une attirance magnétique: les maîtres de l'Art Nouveau les avaient précédés - Horta, Hankar - marquant çà et là de leurs sgraffites enchantés les façades de ce quartier vraiment unique à Bruxelles".
Enfin, ce qui est aussi étonnant, c'est qu'il s'agit de l'un des quartiers les plus cossus de Bruxelles et c'est présicément là, rue Américaine, que se trouvent Les Petits Riens, la plus grande structure d'accueil de Belgique pour les sans-abri.


Hugues Prion Pansius

Nos cinq adresses incontournables

1. Peinture fraîche

 
Située à l'ombre de l'église de la Sainte-Trinité, cette librairie est entièrement dédiée aux arts. On y trouve des livres de peinture, de photographie, d'architecture.... Vous voulez en savoir plus sur la période russe et soviétique de Chagall?
Le Corbusier vous passionne ? L'histoire du fer forgé vous intrigue ? Alors poussez la porte de cette belle librairie.

Rue du Tabellion, 10.


2. Dérapages
 
Une galerie d'art pas comme les autres. Le concept en vigueur depuis 3 ans ? Le monde de l'art ouvert à tous. 25 artistes exposent en permanence et en libre-service leurs oeuvres originales dans 4 formats. A chaque format correspond un prix. En cas d'achat, un certificat signé par chaque artiste accompagne chaque oeuvre garantissant son authenticité, son originalité et son unicité. Des vernissages ont lieu régulièrement.

Rue du Bailli, 98
www.derapages.com


3. The Bank
 
Cet irish pub est devenu au fil des ans une véritable institution! L'endroit est idéal pour savourer une bonne Guinness confortablement assis dans un fauteuil de style très british. Comme son nom l'indique, ce pub a investi une ancienne banque. Les toilettes sont d'ailleurs installées dans l'ancienne salle des coffres. Ambiance assurée lors de la Saint-Patrick, la fête irlandaise célébrée le 17 mars.

Rue du Bailli, 79


4. Le marché du Châtelain

Tous les mercredis après-midi, dès 13 heures, la place du Châtelain revêt ses habits de fête : le marché et ses saveurs investissent la place pour le plus grand bonheur des Bruxellois. On peut y prendre l'apéro dans une ambiance conviviale qui, par beau temps, devient festive. 


5. Le musée Horta

La maison Horta, devenue un musée, est le rendez-vous incontournable de tous les amoureux de patrimoine, et plus particulièrement d'architecture Art Nouveau. Le célèbre architecte belge l'a construite en 1898 et dessina tout, jusque dans les moindres détails. La cage d'escalier surmontée d'une verrière vaut à elle seule le coup d'oeil. L'atelier et les bureaux sont aménagés dans la maison voisine.

Rue Américaine, 25 (Saint-Gilles)
www.hortamuseum.be
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2 commentaire(s) -
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incontournable pour qui?
Si le musée Horta est incontournable pour les amoureux d'architecture Art Nouveau en bonne santé, voici un renseignement qui ne va pas plaire aux nombreuses personnes à mobilité réduite et aussi amoureux de l'art Nouveau .
Le seul élément (un ascenseur qui se trouve dans l'escalier de service) et qui permettait à ces personnes d'accéder aux étages suppérieurs et de redescendre tout en visitant les pièces qui entourent la cage d'escaliers principale ne sera plus qu'un rêve. Il va être démoli.
Dans tous les lieux publics des efforts considérables ont été fait pour les personnes à mobilités réduites, mais à st-gilles ont n'y tient pas conte et discriminatoire. Ceci était mon coup de geule contre l'injustice.
Pour qui? pourquoi?
Ceci est la décision des autorités du musée.
Pourquoi?
 
quartier très en vogue
le quartier chatelain-bailli est superbe très animé surtout lorsqu'il y a du soleil , les personnes des établissements sont très joyeux et souriants. j'adore aller manger les différentes sortes de pizzas chez mama roma qui sont faites à l'italienne comme dans les villages des pouilles, nulle part ailleurs on trouve une telle qualité de pizza autre que là. ceci n'est que mon avis. à bientôt.