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Comme chaque année, le 6 août sera la date de la plantation du Meyboom.
Freddy Thielemans se réjouit du succès rencontré par cette fête populaire.
J- 34. La tension monte parmi les “Bruxellaires”. Il ne reste, en effet, plus qu’un mois à attendre avant le coup d’envoi d’une des fêtes les plus populaires du pays : celle du Meyboom. Comme chaque année, le 9 août, Mieke et Janneke mèneront leur famille de géants dans les ruelles du centre entourés d’une ribambelle de joyeux drilles appréciant les bienfaits de plusieurs bonnes bières nationales. Pour ces heureux compères, si 2005 est l’année d’un 175e anniversaire très remarqué, c’est également l’occasion de planter l’arbre de mai pour la 697e fois. Freddy Thielemans, convaincu de l’importance de cette fameuse manifestation, n’a pas attendu d’être bourgmestre de Bruxelles pour se mêler au cortège. “C’est une vraie fête populaire qui, d’une certaine manière, permet à une communauté chargée d’un lourd passé de se maintenir en vie : celle des gens originaires de l’ancien quartier bruxellois des Bas-fonds. Après la construction de la jonction Nord-Midi et de la cité administrative, ils s’exilèrent vers Saint-Josse, Schaerbeek et les Marolles. La journée du 9 août est pour eux l’occasion de se retrouver sur les lieux de leurs parents.” Cette fraternité basfoniste saute aux oreilles. Les participants célèbrent en effet le Meyboom en bruxellois. Un dialecte qui sonne comme le signe de véritables retrouvailles par-delà la succession des époques. “Jusqu’à la langue, le folklore n’a rien changé. Et il semble que la nouvelle génération soit prête à perpétuer l’événement. Je ne pense pas que cela soit attrayant pour les 16-25 ans, mais les jeunes de 35 ans sont bien présents. Une fois la trentaine venue, la personne jette un regard en arrière et s’interroge sur ses racines. Il réalise alors toute la signification et l’importance de la tradition.” Personne ne démentira le succès de cette fameuse festivité. Les vocations suscitées par celle-ci sont nombreuses. Les Poepedroegers (chargés de faire danser les grandes poupées), les Buumedroegers et les Gardevils (vaillants porteurs et protecteurs de l’arbre) sont, cette année encore, en nombre suffisant. Il fallut cependant prendre certaines dispositions pour pérenniser cette fête traditionnelle. Ainsi, en 1975, une asbl s’est-elle créée pour donner un cadre juridique à ce qui n’était jusque-là qu’une simple association de fait. Confiant dans la perpétuation de cette journée folklorique, Freddy Thielemans souhaite néanmoins que celle-ci puisse “traverser les années comme patrimoine immatériel de l’humanité”.
Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.
JEROME VERMER
L’itinéraire Rue du Marais, 13 heures 45. Le rendez-vous est pris. Munis de leurs pintjes, les heureux confrères y seront présents le 9 août, prêts à entamer le fameux parcours haut en couleur. Après quelques minutes d’échauffement, ils se dirigeront peu à peu vers la rue Neuve. Là, touristes ou autres badauds se joindront sans doute au joyeux cortège. Arrivé place de la Monnaie, le temps sera venu de faire un premier arrêt, de quoi se refaire une santé. Car un long chemin s’ensuit. Les participants emprunteront la rue de Gretry, la rue Tabora pour ensuite arpenter la rue du Midi. Viendra ensuite le moment magique de l’entrée triomphale sur la Grand-Place par la rue de la Tête d’Or. L’arbre de Joie tant attendu sera alors présenté au public. A 16 heures, le cortège reprendra la route. Il rejoindra sa destination finale par la rue de la Fourche et la rue Saint-Laurent. La plantation, rue des Sables, devrait se faire avant 17 heures, sinon, bardaf, c’est la malédiction !
D’où vient l’arbre ? Les Buumedroegers (porteurs de l’arbre) sélectionneront le plus bel hêtre du Bois de la Cambre. Ce ne fut malheureusement pas toujours le cas. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant refusa aux Basfonistes de célébrer le Meyboom. Ceux-ci tâchèrent néanmoins de ne pas manquer à la tradition. Comme substitut à l’arbre, un arbuste fut planté “en stoemeling”.
Comment devenir compagnon? S’impliquer activement: dégustation de Lambic, entretien du matériel, participation aux réunions et être un… homme!
■ INFO : www.meyboom.be
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