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Dossier


A la poursuite (à Villo) de la bonne frite

Se promener à travers la ville pour répondre à la question "Que sont les bonnes frites devenues ?", voilà l’excellente initiative qu’a eue Karikol, l’antenne bruxelloise du mouvement Slow Food.

Le rendez-vous était fixé ce dimanche 25 octobre à 11 heures précises. Où ? Au Bourdon, à Uccle, juste devant la friterie éponyme, adresse bien connue des amateurs. Quelques minutes avant l’heure dite, un camion JCDecaux vient déposer sa cargaison de Villo!, ces vélos urbains habituellement disponibles à une série de bornes réparties dans Bruxelles. Ceux-ci ont fait tout spécialement le déplacement pour l’occasion, histoire de prouver le second souffle d’une initiative qui a fait un malheur de Paris à Oslo, mais peine encore à convaincre chez nous. Pour les chevaucher, une quinzaine de foodies bien décidés à trier le bon grain de l’ivraie en matière de frites bruxelloises. Petit détail amusant, le public compte pas mal de jeunes Européens. Sans doute les Bruxellois pure souche estiment-ils ne plus rien avoir à apprendre de la frite. Erreur !

11h07, go !

Jean-Pierre Jacquet, chroniqueur-épistolier et membre de Karikol, prend la parole pour expliquer le menu du jour. “Aujourd’hui, je vous invite à une ballade ! Il faut comprendre une balade (avec un “l”) pour chanter une ballade (avec deux “l”) pleine de lyrisme à la gloire des frites de Bruxelles”, explique-t-il. Le ton est enjoué, mais le propos grave. Face à l’avalanche de frites surgelées produites en masses, d’huiles de soja transgénique et d’exhausteurs de goûts en tout genre, les frites véritables – bintjes et blanc de bœuf – se voient menacées. C’est ici qu’intervient le Slow Food, dont l’une des missions consiste à conserver les traditions culinaires locales.
Afin de sensibiliser la petite bande de gastronomes du dimanche, Jean-Pierre Jacquet a mis les petits cornets dans les grands en faisant appel à Pierre Leclercq, historien des arts culinaires et de la gastronomie. Pointu, il émaille la visite d’anecdotes et de faits historiques qui font jeter un autre œil sur ce patrimoine gourmand populaire.

Quatre étapes

Jean-Pierre Jacquet a prévu plusieurs étapes (un pré-choix avait déjà été fait) : la friterie du Bourdon, Clémentine place Saint-Job, la baraque à frites de la place Flagey et, pour finir, celui que tous les guides mentionnent, Antoine de la place Jourdan. Mauvaise nouvelle : “La ballade (sic) devait inclure la friterie de la place Saint-Josse mais elle est fermée le dimanche. J’ai eu beau me prosterner devant le patron, il n’a rien voulu entendre.”
Du côté des participants, c’est la déception. Pire, certains récriminent : “Je vois vraiment pas pourquoi on passe par Antoine, c’est devenu un attrape-touristes. La dernière fois, je leur ai rendu mon paquet !” Le vent de la bonne frite aurait-il tourné ?

A l’attaque

Au diable les tergiversations, on attaque la première dégustation, celle du Bourdon (par ailleurs très bien cotée dans ces colonnes), qui impressionne tout le monde ! S’ensuivront Clémentine et Antoine. Avec un sujet aussi convivial et plaisant, le programme s’est vu spontanément écourté, histoire de ne pas manger les dernières frites à 23 heures.

Le verdict

Le Bourdon s’impose comme la meilleure adresse, avec 222 sur 250. Clémentine suit avec 179 points sur 250. Antoine, en revanche, a déçu les participants qui ne lui ont attribué que 141 points sur 250 ! Chaque paquet ayant été jugé sur son aspect, son croquant, son moelleux, son goût et la qualité de la sauce qui l’accompagnait. La prochaine fois, il faudra en goûter davantage…

www.karikol.be


Joel Barish (photos DR et Myriam de Loën d'Enschedé)

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Les promesses de Maingain
"Nous avons décidé de mener la campagne de la liste du bourgmestre dans le respect de la loi ... et des autres candidats."
Et comme nous avons affaire à un juriste, il faut lire les tout petits caractères des clauses d'exclusion: ne sont pas concernés: les aigris de l'opposition unis pour mieux se servir, le fatras flamingant..., les dessinateurs de caricatures, ... (liste non limitative) soit au bas mot plus de la moitié de la population.
On n'avait pas vu cela depuis longtemps chez nous.

Pourquoi cette violence (qui ne fut pas que verbale)? Pourquoi cette absence d'écoute ou d'empathie pour les points de vue des autres, francophones ou flamands du reste?

Oui il faut soutenir Cap woluwe face à un MR qui critique le PS et ses majorités absolues en Wallonie mais se trouve très confortable depuis 30 ans chez nous. Oui à l'alternance démocratique!