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Gong

Cuisine : snack/cantine , cuisine asiatique
Se trouver une bonne petite cantine asiatique à Bruxelles ? Un défi pas facile. Yes, on a enfin mis la main dessus ! L’heure du Gong a sonné.

Honnêtement ? On n’est pas souvent chaudpour tester un restaurant asiatique autre que japonais. Ostracisme ? Pas du tout, juste qu’on trouve que l’on s’y contente souvent d’envoyer une nourriture basique et fonctionnelle là où existe une infinité de variations gustatives. Ce grand écart, on l’a expérimenté tellement de fois – combien de plats à la citronnelle aux relents déplaisants ? – que c’est en général à reculons qu’on va au charbon. En revanche, dès qu’on entend un écho favorable provenant d’une source sûre, on court littéralement voir ce que ça donne. C’est le cas de ce Gong dont l’existence nous a été dévoilée par Pierre Lefèvre du Bozarshop. Gloire soit ici rendue à cet Huggy-les-bons-tuyaux bruxellois. Une fois de plus, il ne nous a pas déçus avec ce restaurant dont la propriétaire fait valoir une histoire entre Bruxelles et Hanoi – la prochaine fois, on lui demandera peut-être de la raconter.
Situé près du cimetière d’Ixelles, Gong se cache dans la partie discrète de la chaussée de Boondael qui file vers Boitsfort. Cette situation lui va comme un gant car l’adresse se démarque de l’esprit des cantines low budget qui, clientèle d’étudiants oblige, rabotent les prix en même temps que la qualité de leurs mets.

Du goût, du goût !

Le cadre ne laisse pas un souvenir impérissable. Il est toutefois correct avec un couloir ouvert sur la cuisine et une salle plus grande – où l’on conseille de réserver. Dans celle-ci, la déco est hétéroclite. Des tableaux bof – c’est perso – jouxtent une grande photo que l’on devine de l’époque coloniale. Une table haute s’offre aux convives qui ont sans doute l’habitude de regarder la route du haut d’un 4 x 4. Plus bas, on est bien, assis à une table en bois, caressée par une plante verte. On peut être surpris par la carte qui évolue dans deux registres distincts, vietnamien et japonais. La bonne surprise vient du fait, c’est rare, que c’est bon des deux côtés, même si notre préférence est allée aux préparations venues du Vietnam. En entrée, les tout simples rouleaux de printemps (8 €) sont une ode à la fraîcheur et aux herbes asiatiques.
En plat, un poulet caramélisé au gingembre (14 €) garde le cap d’une cuisine maîtrisée dont les goûts ne sont pas édulcorés. C’est tellement bon qu’on pousse jusqu’au dessert – dont on a oublié de noter le prix –, une glace thé vert et sésame qui goûte vraiment le thé vert. Extra ! Côté boisson, en l’absence de vins remarquables, on conseille de remettre les clés des accords gustatifs à l’une des bières asiatiques de la carte. Question service, ce soir-là, il était à géométrie variable, selon qu’il était féminin – serveuse moyennement sympa – ou masculin – serveur adorable.

Ouvert de 12h à 14h et de 19h à 22h, fermé le dimanche.

Michalon
Photo: Isabelle Delarouzée, st.
Gong ()
Chaussée de Boondael, 489
1050 Ixelles
02/644 17 50