|
Virginie Efira et les sirènes du cinéma
Elle a une classe naturelle, une répartie d’enfer, un talent de jeu, des idées à revendre et un physique avantageux. Et en plus, elle est belge.C’est dire si on l’aime, Virginie Efira. Au moins autant que les Français !
Petite, cette fille de médecin fut très vite fascinée par Marilyn Monroe. Plus tard, avec une amie, elle jouait même à faire semblant de gagner un Oscar. Ce qui se produit actuellement pour Virginie Efira – quatre longs métrages sur le feu – n’est donc pas le fruit du hasard, mais bien un aboutissement. Pas question de simplement profiter, comme tant d'autres avant elle, d’une notoriété acquise grâce à la petite lucarne. Là où jamais, malgré l’animation de programmes souvent futiles, elle n’a sombré dans le ridicule. Une sorte d'exploit, ou plutôt la preuve évidente d’un talent et d’une classe naturelle de la part d'une actrice de formée, pour rappel, à l’INSAS et au Conservatoire de Bruxelles. Mais passé le cap de la trentaine, il semble que Virginie ait fini de se disperser. L’heure est venue de prendre sa carrière en main. “Il y a peut-être quelque chose qui démarre au cinéma, mais j’en suis quand même à un stade très peu avancé. Ce n’est pas forcément simple à gérer, car quand on commence un nouveau truc, il faut d’emblée opérer les bons choix. Mais je l'avoue, j'ai toujours été naturellement tentée par le genre comique, qui a souvent été malmené en France. Ceci dit,” ajoute-t-elle avec une humilité, “tout le monde sait que je ne suis pas Marion Cotillard (rires) !” Pour l’instant, peut-être. On lui soufflera néanmoins que la Française oscarisée n’a pas émergé du jour au lendemain, loin de là ! L’ex-épouse de Patrick Ridremont garde les pieds sur terre. “J’a i parfois un petit côté psy, qui analyse beaucoup les choses. Et mon angoisse justement, c’est de n’être jamais angoissée !” Elle se plaint aussi du temps qui passe. “Mais du coup, l’expérience me permet d’avoir du bon sens, de savoir dégager ce qui est essentiel.” Les années lui ont appris à sélectionner les projets, à apprendre à dire non. Raison pour laquelle elle n’hésite plus à émettre des pronostics sur son avenir proche en télé. “L’animation pure et simple, c’est bien terminé. C’est jouer qui m’intéresse !” Et comme beaucoup d’artistes, même si elle dit se moquer éperdument de son image, elle maintient un côté inclassable avec une certaine habileté. “Dans ce métier, la discipline et l’organisation sont primordiales.” D'ailleurs, entre télé, théâtre et cinéma, on peine déjà à l’étiqueter. Dire que certains de ses proches croient aussi capable cette grande raconteuse d’un one-woman show ! Sa répartie et son débit de parole nous indiquent que l’entreprise est envisageable. Sans compter qu’elle aime chanter et imiter. Bref, ce ne sont pas les atouts qui lui manquent. Vivement la suite !

David Hainaut
|
1977: Elle naît à Bruxelles, le 5 mai.
1998: Elle fait ses débuts d’animatrice sur Club RTL (“Mégamix”).
2002: On lui confie la présentation de la seule “Star Academy” belge, sur RTL-TVI.
2003: M6 la repère. C’est le début d’une aventure de cinq ans (beaucoup d’émissions, avec “La Nouvelle Star” en point d’orgue).
2007: Actrice principale de la série “Off Prime”. En télé, on l’a aussi vue dans la capsule “Kaamelott” et le téléfilm “Un amour de fantôme”.
2008: Arrivée sur Canal +, où elle anime brièvement l’émission “Canal Presque”.
2009: Joue “Nathalie” au Théâtre Marigny à Paris.
2009/10: Après quelques doublages (”Garfield” et sa suite, “Robots”, “Max and Co”…), on l’aperçoit comme actrice dans “Les Barons”. Elle a quatre gros projets de films ! |