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Delphine Pointbarre monte au clash
Delphine “Pointbarre” Ysaye raconte “sa” vie
sur Classic 21, secoue le “Jeu des dictionnaires”, apparaîtra prochainement dans des capsules télé, mais là, pour l’instant, elle monte au clash
au TTO, et ça décape !
Elle est tombée dedans quand elle était petite… dans le chaudron des saltimbanques. C’était plutôt facile avec une grand-mère comédienne, une tante prof de déclamation et un père très radio, très rock, très roll, en la personne de Marc Ysaye. De concerts en stages de théâtre, de l’Académie à l’IAD, Delphine Ysaye s’est orientée bien naturellement vers le métier de comédienne.
Aujourd’hui, elle joue sur scène mais aussi devant la caméra, tandis que Delphine Pointbarre envoie ses chroniques rigolotes sur Classic 21 et fait la potache avec aplomb dans l’équipe du “Jeu des dictionnaires”. Et puis elle crée et laisse parler toutes ses curiosités et ses envies. “J’ai appris à être dans l’action à travers la compagnie Panach’Club, que notre promo IAD a créée à la sortie de l’école. L’idée c’était : tu as envie, vas-y, fais-le ! J’ai toujours gardé ça en tête, sans attendre qu’on vienne me chercher”, se souvient-elle. Et la voilà aujourd’hui qui s’essaye au seule en scène. Une aventure théâtrale découlant des histoires de son personnage radiophonique, Delphine Pointbarre. Et d’ailleurs, pourquoi Pointbarre ? “J’ai commencé sur Radio 21 avec un agenda culturel présenté par “Delphine”. Par la suite, Eric Laforge m’a demandé de faire une chronique régulière… Et là non plus, je n’avais pas envie d’y associer “Ysaye”. J’ai eu cette phrase : “Bah, ce sera Delphine, point barre… Tiens, ça sonne bien !”” Et voilà Delphine Pointbarre lancée sur les ondes et maintenant sur les planches… Delphine Ysaye assume pourtant complètement son nom et ses débuts sur Classic 21, grâce à son père, Marc Ysaye. “Il est très exigeant… et avec moi encore plus qu’avec les autres, je pense ! J’ai dû faire mes preuves… On est loin du népotisme, vous savez !” sourit-elle.
London Calling Avant d’arriver à ce spectacle drôle et punchy, Delphine avait simplement une vague idée en tête. “Je voyais tous ces textes signés Delphine Pointbarre sur la vie d’une trentenaire en prise avec le monde, qui vivent deux minutes et voilà, fini…
En fait, j’avais envie d’en faire quelque chose et j’en ai parlé à Nathalie Uffner. Parmi ceux-là, il y en avait un qui me plaisait bien, autour d’un clash familial à Noël avec “London Calling” des Clash en fond sonore. Nathalie a accroché, elle m’a poussée à développer cet esprit-là et j’ai commencé à écrire avec Valérie Muzzi autour d’une rockeuse brut de décoffrage.”
Une chanteuse punky sur les bords et pleine d’interrogations, qui va passer un sacré moment, à soixante minutes de son premier grand concert (voir encadré).
Bien sûr, il y a du Delphine dans Frédérique et du Frédérique dans Delphine, même si la comédienne avoue plus de rondeur et de compréhension avec son entourage. “C’est un rôle de composition, heureusement, même si j’ai abordé des thèmes qui me tiennent à cœur comme le fait d’être artiste, les rapports familiaux, être mère ou pas. C’est vrai que chaque soir, c’est une sorte de mise en abyme assez drôle, finalement”, souligne Delphine Ysaye.
A voir chaque soir jusqu’au 7 mai au TTO. Ou quand la punk attitude débarque au théâtre de la positive attitude. Oh yeah…
(Photos Fany d’Hauwe, st.)
“Clash” au TTO, du “punk” très humain Frédérique est une star de rock, la chanteuse trashy d’un groupe qui est sur le point de faire sa première grande scène. Dans sa loge, alors qu’elle essaye désespérément de se concentrer, va débarquer sa mère, son mec, sa tante, ses musiciens et tous ont juste un truc à dire... Ce qui va entraîner un règlement de compte monstre !
Le principe, somme toute, est simple : clash généralisé avec ceux qui l’entourent. Ça l’exaspère, alors ça gueule et ça s’engueule avec un max de monde, dans une chorégraphie façon “Kill Bill”. Au-delà de ces riffs verbaux, cette création parle de thèmes que Delphine décline par ailleurs dans ses chroniques : passer la trentaine, la vie d’artiste, les rapports familiaux, la maternité (soit “en avoir ou pas” !) et toutes ces choses du quotidien qui exaspèrent ou émeuvent et font avancer une vie...
Sur scène, seule en scène, Delphine Ysaye interprète treize hommes et femmes aux personnalités et aux gestuelles bien différentes. Un jeu de rôles qu’il faut maîtriser au millimètre et qui demande une grande concentration.
“Je n’ai jamais été aussi loin dans ma bulle avant un spectacle, il faut vraiment que je sois à fond dans mes rôles pour que le spectacle devienne vrai. Nathalie Uffner, qui fait la mise en scène, est super efficace en matière de comédie et elle a un truc pour sentir ce qui marche, ce qui correspond à tel ou tel personnage. Elle a déjà monté quatre spectacles avec Laurence Bibot seule en scène. Là, elle est entrée très vite dans mon univers, mon énergie. Une expérience comme celle-là, pour une comédienne, c’est formidable.”
Jusqu’au 8 mai à 20 h 30, du mercredi au samedi. Théâtre de la Toison d’Or, 396 galerie de la Toison d’Or, 1050 Ixelles. Infos et réservations : 02 510 05 10. www.ttotheatre.be
E.W.
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- 1978. Naissance à Schaerbeek.
- 1998. Fin de la rétho. Elle penche un instant vers la voie de la raison, l’université, avant de tenter ce que son cœur lui souffle : l’IAD. Elle y entre cette année-là.
- 2002. Diplomée de l'IAD, Delphine fait partie de l’aventure de la compagnie du Panach’Club, qui regroupe les acteurs de sa promotion et existe depuis bientôt huit ans.
- 2003. Delphine commence sa carrière pro au TTOdans “Le Grand Voyage” de Marc Moulin. L’année d’après, apparition dans “Miss Montigny” de Miel Van Hogembemt.
- 2005. Le 1er mai naît son petit garçon, Charlie.
- 2006. Elle joue dans les films “Comme tout le monde” de Pierre Paul Renders et dans “Ça rend heureux” de Joachim Lafosse.
- 2008. Elle commence une chronique hebdomadaire sur Classic 21, des billets d'humeurs sous le nom de Delphine Pointbarre. C'est tous les jours de la semaine à 8 h 15 dans “Easy Rider”. Elle fait partie de l'équipe de la “Semaine infernale” et du “Jeu des dictionnaires”, sur La Première, comme chroniqueuse également.
- 2009. Année chargée. Cet été-là, elle est de la tournée des châteaux du Théâtre des Galeries dans “Un petit jeu sans conséquences”. Elle passe l’hiver “In Bed with the Panach”, dernière création du Panach’Club mise en scène par Eric De Staercke et succès en décembre à L'Atelier 210. Entre-temps, elle a coécrit et joué avec Alexis Goslain “Boomerang” au TTO.
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